Les faits


Sur l’activité physique

S’activer tous les joursPhoto of boy walking by couch

Les enfants devraient bouger chaque jour – en jouant, en faisant du sport, en adoptant des modes de transport actifs, en s’amusant et en suivant des cours d’éducation physique. Cela inclut les activités à l’extérieur, qui encouragent les enfants à explorer la nature et à prendre des risques.

L’activité physique doit aussi se faire dans la famille, à la garderie, à l’école et dans la communauté.

Voici des façons d’aider les enfants à faire de l’activité physique :

  1. Activité physique non structurée (autonome, jeu libre)
    Les enfants jouent librement, seuls ou avec d’autres. Le rôle de l’adulte est d’assurer une surveillance et une supervision appropriées à l’âge et au développement de l’enfant. L’adulte peut jouer avec l’enfant, mais ce n’est pas lui qui dirige l’activité.
  2. Activité physique structurée (dirigée, jeu animé)
    Les enfants participent à des activités organisées dirigées par un adulte. Il peut s’agir par exemple d’un entraînement de soccer, d’un cours de danse ou d’une activité parascolaire.

Il est important que les enfants participent à différents types d’activités pour répondre aux Directives canadiennes en matière d’activité physique.



Directives canadiennes en matière d’activité physique

La Société canadienne de physiologie de l’exercice a publié des Directives en matière d’activité physique qui donnent des renseignements sur le type, l’intensité et la fréquence des activités nécessaires à la santé.

Petite enfance (0 Ă  4 ans)

  • Les tout-petits (moins d’un an) doivent ĂŞtre actifs physiquement plusieurs fois par jour – notamment lors de jeux interactifs au sol.
  • Les bambins (1 et 2 ans) et les enfants d’âge prĂ©scolaire (3 et 4 ans) devraient faire au moins 180 minutes d’activitĂ© physique, peu importe l’intensitĂ©, rĂ©parties dans la journĂ©e :
    • une diversitĂ© d’activitĂ©s dans diffĂ©rents environnements;
    • des activitĂ©s qui dĂ©veloppent les habiletĂ©s motrices;
    • une progression jusqu’à au moins 60 minutes de jeux vigoureux Ă  5 ans.

Enfants (5 Ă  11 ans)

  • Les enfants devraient faire chaque jour au moins 60 minutes d’activitĂ© physique modĂ©rĂ©e ou intense :
    • des activitĂ©s intenses au moins 3 fois par semaine;
    • des activitĂ©s qui renforcent les muscles et les os au moins 3 fois par semaine;
    • plus on fait d’activitĂ©s physiques, plus les avantages pour la santĂ© sont importants.

Pour en savoir plus sur les Directives, consultez www.csep.ca/fr/directives.

Le saviez-vous?

Selon le Bulletin de l’activité physique chez les jeunes de ParticipACTION (2015), au Canada, 70 % des enfants de 3 et 4 ans suivent les recommandations de 180 minutes d’activité physique, peu importe l’intensité. Cependant, seulement 14 % des enfants de 5 à 11 ans suivent les recommandations de 60 minutes d’activité physique modérée ou vigoureuse chaque jour.

Pour avoir des idées amusantes de jeux et d’activités pour faire bouger les enfants, consultez la page Activités.



Bienfaits de l’activité physique

L’activité physique joue un rôle important dans le développement physique et la santé, mais saviez-vous qu’elle comporte de nombreux autres bienfaits?

DĂ©veloppement physiquePhoto of girl chasing bubbles

L’activité physique :

  • favorise la croissance
  • renforce le cĹ“ur, les poumons, les os, les muscles et les articulations
  • favorise l’acquisition des habiletĂ©s motrices, y compris les mouvements de base
  • donne de l’énergie pendant la journĂ©e
  • aide Ă  dormir la nuit
  • amĂ©liore la souplesse
  • corrige la posture
  • amĂ©liore la coordination et l’équilibre
  • permet de conserver un poids santĂ©
  • amĂ©liore la condition physique

DĂ©veloppement affectif

L’activité physique :

  • constitue une activitĂ© agrĂ©able, qui rend les enfants heureux
  • rĂ©duit l’anxiĂ©tĂ© et soulage le stress
  • permet de prĂ©venir, de rĂ©duire ou de combattre la dĂ©pression
  • renforce la confiance et l’estime de soi
  • aide Ă  gĂ©rer le stress

DĂ©veloppement social

L’activité physique :

  • permet d’acquĂ©rir et de pratiquer des compĂ©tences sociales
  • favorise les interactions avec les autres
  • favorise les liens d’amitiĂ©
  • favorise de saines activitĂ©s en famille
  • permet d’acquĂ©rir des habiletĂ©s de vie
  • renforce les habiletĂ©s de leadership
  • amĂ©liore la confiance en soi
  • nourrit l’imagination et la crĂ©ativitĂ©
  • favorise un comportement positif

DĂ©veloppement cognitif

L’activité physique :

  • favorise le dĂ©veloppement des fonctions cĂ©rĂ©brales
  • amĂ©liore la capacitĂ© de rĂ©soudre des problèmes
  • amĂ©liore l’attention et la concentration
  • amĂ©liore la mĂ©moire
  • favorise la crĂ©ativitĂ©
  • prĂ©pare Ă  la lecture
  • amĂ©liore l’apprentissage et la rĂ©ussite scolaire

Vers un style de vie sain

L’activité physique dans les premières années de vie aide également à acquérir de saines habitudes. Grâce à des expériences amusantes et positives qui leur donnent des bases solides, les enfants ont tendance à rester actifs en grandissant. Ils sont donc plus susceptibles de vivre heureux et en bonne santé.



Au sujet du savoir-faire physique

La International Physical Literacy Association définit le savoir-faire physique comme « la motivation, la confiance, les compétences, les connaissances et la compréhension nécessaires pour apprécier les activités physiques et prendre la responsabilité de les intégrer à sa vie ».

Le lien entre le savoir-faire physique et l’activité physique est intéressant : l’activité physique aide à acquérir le savoir-faire physique qui, à long terme, favorise et enrichit à son tour l’activité physique.

Les enfants qui possèdent un savoir-faire physique peuvent accomplir divers mouvements avec confiance et compétence dans toute une gamme d’activités physiques.

Habiletés motrices fondamentales

Les habiletés motrices fondamentales sont les éléments de base du savoir-faire physique. Tout comme l’alphabet pour la lecture et l’écriture ou les nombres pour le calcul, le savoir-faire physique a également des composantes élémentaires qui forment la base d’une vie active.

Les habiletés motrices fondamentales se classent en trois grandes catégories : maîtrise du corps, déplacement et manipulation d’objets.

Maîtriser son corps, c’est être capable de se tenir en équilibre, que ce soit sur place ou en se déplaçant. Dans cette catégorie, on trouve des habiletés comme s’étirer, faire des torsions, tourner, pousser, tirer, se balancer et esquiver.

Dans la catégorie déplacements, on trouve les habiletés qui permettent de transporter le corps d’un endroit à l’autre, comme ramper, marcher, courir, sauter, sauter à cloche-pied, sautiller, galoper et glisser.

Manipuler un objet – un ballon, par exemple – c’est être capable de le contrôler. Cette catégorie comprend des habiletés comme lancer par en dessous, lancer au-dessus de l’épaule, attraper, botter, frapper et frapper à la volée.

Confiance dans ses mouvements

En acquérant des habiletés motrices fondamentales et un savoir-faire physique, les enfants développent la confiance nécessaire pour être physiquement actifs, que ce soit en jouant ou en participant à des activités et à des sports de compétition.

Sans savoir-faire physique, la recherche montre que les enfants tendent à délaisser l’activité physique et à se tourner vers des choix plus sédentaires et moins sains pendant leurs loisirs.

La sédentarité est associée à des résultats scolaires plus faibles, une diminution de la confiance en soi, une faible estime de soi, des compétences sociales réduites, et des problèmes chroniques de santé comme le diabète, l’hypertension et certains cancers.

Favoriser le savoir-faire physique

Pour acquérir un savoir-faire physique, les enfants doivent avoir souvent l’occasion de jouer et d’utiliser différentes habiletés motrices.

Le savoir-faire physique se développe aussi bien dans le jeu libre, où les enfants peuvent explorer de façon autonome, que dans les activités structurées où ils reçoivent des consignes pour améliorer leurs compétences.

Voici des façons d’aider les enfants à acquérir un savoir-faire physique :

  • essayer de nouvelles activitĂ©s et de nouvelles habiletĂ©s motrices;
  • leur donner souvent l’occasion de bouger;
  • faire des activitĂ©s dans diffĂ©rents environnements (sur le sol, dans les airs, dans l’eau et sur la neige ou la glace);
  • choisir des activitĂ©s qui correspondent aux habiletĂ©s et au dĂ©veloppement de votre enfant.



S’activer à l’extérieur

Il est important pour les enfants de s’activer à l’extérieur. Il faut leur donner l’occasion de jouer dehors, d’entrer en contact avec les éléments, d’apprendre à connaître leur environnement et d’explorer naturellement différents types de mouvements comme la course, le saut, l’escalade et la construction sans qu’on le leur demande.

Photo of girl on rope climberLe jeu extérieur est souvent appelé « jeu risqué ». Il importe de souligner que jeu risqué ne signifie pas jeu dangereux. Il s’agit plutôt de donner aux enfants la liberté d’évaluer les défis, de mettre à l’épreuve leurs propres limites et de prendre confiance en eux.

Les enfants peuvent par exemple grimper aux arbres, creuser dans la terre ou sauter dans les flaques d’eau. Ces activités sont excitantes et exigeantes pour les enfants et stimulent la curiosité, la créativité et la résolution de problèmes.

N’ayez donc pas peur d’encourager vos enfants à explorer les jeux risqués à l’extérieur. Cela les aidera à comprendre leurs limites, à gérer les difficultés et à prendre confiance en eux.

Recherche sur les jeux extérieurs

Selon le Bulletin de l’activité physique chez les jeunes de ParticipACTION (2015), à l’extérieur, les enfants bougent davantage, restent moins longtemps assis et jouent plus longtemps, ce qui améliore le développement des habiletés motrices et des habiletés sociales, diminue l’obésité et augmente l’activité physique en général. Lorsque les enfants jouent dehors, ils sont plus actifs et marchent plus qu’à l’intérieur. Pour avoir plus d’information sur le jeu actif à l’extérieur et ses avantages, consultez l’Énoncé de position sur le jeu actif à l’extérieur.



Philosophie des éléments indéterminés

C’est l’architecte Simon Nicholson qui a utilisé le premier l’expression « éléments indéterminés » (loose parts) dans les années 1970. Ce terme traduit une philosophie du jeu ouverte, qui encourage la créativité, l’exploration et la résolution de problèmes.

Les éléments indéterminés sont des matériaux qui peuvent être manipulés de différentes façons. L’enfant peut les déplacer, les transporter, les mélanger, les classer et les assembler; il peut les utiliser seuls ou avec d’autres éléments indéterminés. Il n’y a pas de consigne dans ce type de jeu.

Le jeu avec des éléments indéterminés a une influence positive sur le niveau d’activité physique chez les enfants, car ceux-ci sont toujours en mouvement. Les études montrent que les enfants qui ont accès à des éléments indéterminés (voir les exemples dans le tableau qui suit) sont plus actifs que ceux qui jouent dans un environnement fixe, comme un terrain de jeu.

Voici des exemples d’éléments indéterminés :

Dans une aire de jeu naturelle :

  • eau
  • sable
  • terre
  • bâtons
  • branches
  • bĂ»ches
  • herbes
  • feuilles
  • fleurs
  • pommes de pin
  • Ă©corce
  • plumes
  • cailloux
Terrain de jeu :

  • ballons
  • cerceaux
  • cordes Ă  sauter
  • pneus
  • sable
  • eau
  • cailloux
  • seaux
  • outils pour creuser
  • craies
  • foulards
À l’intérieur :

  • blocs ou autres jeux de construction
  • instruments de mesure
  • couvertures
  • eau
  • sable
  • matières qui stimulent les sens
  • matĂ©riaux recyclĂ©s
    (tubes ou boîtes en carton, bouteilles en plastique)
  • accessoires de théâtre
  • autos, animaux ou personnages jouets
  • matĂ©riel artistique

 



Comportement sédentaire et inactivité

Photo of girl doing yogaIl faut être actif pour être en bonne santé. Cependant, la recherche commence seulement à montrer à quel point il est nocif d’être sédentaire.

Être sédentaire, c’est rester assis sans bouger pendant de longues périodes. Être sédentaire pendant de longues périodes chaque jour est mauvais pour tout le monde, mais encore plus pour les enfants.

Les enfants sont habituellement sédentaires :

  • lorsqu’ils restent assis longtemps, comme dans une poussette ou en classe;
  • en autobus ou en voiture;
  • devant la tĂ©lĂ©vision;
  • lorsqu’ils jouent Ă  des jeux vidĂ©o;
  • devant l’ordinateur.

Être sédentaire, c’est davantage que d’être simplement inactif

Il faut souligner que la sédentarité n’est pas exactement la même chose que l’inactivité physique. Même les enfants actifs physiquement selon les Directives canadiennes en matière d’activité physique peuvent être jugés sédentaires s’ils sont inactifs le reste du temps.

Par exemple, un enfant de 5 ans qui joue au soccer pendant une heure après l’école chaque jour est quand même considéré comme sédentaire s’il passe la plus grande partie de la journée assis à l’école, puis devant la télé à la maison pendant une grande partie de la soirée.

La sédentarité est directement liée à de nombreux problèmes de santé physique et mentale. La bonne nouvelle, c’est qu’on peut réduire ces problèmes ou les éliminer en faisant régulièrement de l’activité physique et en bougeant tout au long de la journée.



Directives canadiennes en matière de comportement sédentaire

Les Directives canadiennes en matière de comportement sédentaire visent à aider les adultes à limiter le nombre d’heures que les enfants passent à regarder la télé, à jouer à des jeux vidéo ou à l’ordinateur et à d’autres comportements sédentaires.

Directives pour la petite enfance (0 Ă  4 ans)

  • Pour favoriser la croissance et le dĂ©veloppement, il faut rĂ©duire le temps pendant lequel les enfants sont sĂ©dentaires pendant les heures d’éveil. Cela inclut la position assise prolongĂ©e ou le fait d’être attachĂ© (p. ex. dans une poussette ou dans une chaise haute) pendant plus d’une heure Ă  la fois.
  • Les enfants de moins de 2 ans ne devraient pas passer de temps devant un Ă©cran (tĂ©lĂ©vision, ordinateur, jeu Ă©lectronique).
  • Les enfants de 2 Ă  4 ans devraient passer moins d’une heure devant un Ă©cran chaque jour. Plus c’est court, mieux c’est.

Directives pour les enfants (5 Ă  11 ans)

  • Limitez le temps pendant lequel les enfants sont sĂ©dentaires chaque jour.
  • Limitez le temps passĂ© devant un Ă©cran Ă  2 heures. Moins on passe de temps devant un Ă©cran, mieux c’est pour la santĂ©.
  • Limitez le transport sĂ©dentaire (motorisĂ©), la position assise prolongĂ©e et le temps passĂ© Ă  l’intĂ©rieur au cours d’une journĂ©e.

Pour en savoir davantage sur les Directives, consultez www.csep.ca/fr/directives.

Le saviez-vous?

Selon le Bulletin de l’activité physique chez les jeunes de ParticipACTION (2015), seulement 15 % des enfants de 3 et 4 ans au Canada répondent aux directives sur la sédentarité. Les enfants de ce groupe d’âge passent en moyenne 7,5 heures par jour à faire des activités sédentaires pendant leurs heures d’éveil. Les enfants sédentaires sont plus susceptibles de développer des maladies chroniques – maladies cardiaques, diabète de type 2, certaines formes de cancer et problèmes de santé mentale.



Impacts de l’inactivité

Il n’est pas bon pour la santé de rester assis pendant de longues périodes.Photo of baby on blanket

Le comportement sédentaire et l’inactivité augmentent les risques pour un enfant de développer des maladies chroniques comme des maladies cardiaques, le diabète de type 2 et certaines formes de cancer, de même que des problèmes de santé mentale.

Pour la plupart des enfants, c’est le temps exagéré passé devant un écran (télévision, ordinateur, jeux vidéo, tablette et téléphone intelligent) qui est la principale cause de comportements sédentaires. Le fait que l’enfant regarde des émissions éducatives ou qu’il joue à des jeux d’apprentissage ne fait aucune différence; il s’agit de temps passé devant l’écran, et c’est toujours un comportement sédentaire.

Impacts sur la santé et le développement

Il est prouvé que trop de temps passé devant l’écran entraîne :

  • l’obĂ©sitĂ© – plus un enfant regarde la tĂ©lĂ©vision, plus il risque de prendre trop de poids;
  • des troubles du sommeil – plus un enfant regarde la tĂ©lĂ©vision, plus il risque d’avoir de la difficultĂ© Ă  s’endormir ou d’avoir un sommeil irrĂ©gulier. Le manque de sommeil peut Ă  son tour mener Ă  une fatigue qui entraĂ®ne une diminution de l’activitĂ© physique;
  • des problèmes comportementaux – les enfants qui passent plus de deux heures par jour Ă  regarder la tĂ©lĂ©vision ou Ă  utiliser un ordinateur sont plus susceptibles d’avoir des problèmes affectifs et sociaux et des problèmes d’attention;
  • un manque de temps pour jouer – trop de temps devant l’écran laisse moins de temps pour le jeu actif et crĂ©atif;
  • des effets sur la structure et le fonctionnement du cerveau – trop de temps devant l’écran modifie les zones du cerveau responsables du traitement des Ă©motions, de l’attention, de la prise de dĂ©cisions et du contrĂ´le cognitif.

RĂ©duire les impacts et les risques

Pour réduire les impacts et les risques associés à un comportement sédentaire, les adultes doivent s’assurer que les enfants prennent fréquemment des pauses pendant les périodes de sédentarité pour faire des activités. Voici des suggestions :

  • Demandez Ă  l’enfant de se lever pour faire des activitĂ©s qu’on fait habituellement assis (p. ex. artisanat, bricolage).
  • Mettez une minuterie et demandez aux enfants de s’étirer une fois par heure.
  • Tout au long de la journĂ©e, faites des activitĂ©s Ă©nergisantes comme de courts jeux actifs ou des chansons actives.

Ces activités permettent de réduire les périodes de sédentarité et aident les enfants à brûler leur énergie et à se concentrer.


 

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